Quelques jours de rêves...suite

 

 

Cette fois une cliente était toute proche et avait entendu ce que Maîtresse venait de dire. Son regard se porta sur moi.

Quelle honte, encore pour moi. Maîtresse avait parfaitement remarqué que je voulais cacher mes ongles vernis. Je n'avais d'autre choix que d'obtempérer à son ordre.

Après avoir choisi 2 produits, nous nous rendîmes au comptoir où se trouvait une très belle jeune femme :

"Quand tu règleras mes achats, tu mettras bien en évidence tes ongles qu'elle puisse les admirer."

Ce n'était plus une chipie mais une vraie garce. Maîtresse n'allait rien m'épargner.  Comme c'était Maîtresse qui posa ses achats sur le

comptoir, la vendeuse lui présenta la facture.

"Non pas à moi, à lui, il est là pour cela."

Je n'osais affronter le regard de la vendeuse et je sortis mon carnet de chèque. Comme me l'avait ordonné Maîtresse, en remplissant celui-ci, je mis bien en évidence mes ongles, les yeux baissés couvert de honte.

Une fois la note réglée :

"Parfait, sam "

Maîtresse adressa un sourire de complicité à la jolie vendeuse. En sortant de la boutique, Maîtresse et moi, nous nous échangeâmes également un sourire de complicité. Maîtresse était parfaite, humiliante à souhait mais sans jamais tomber dans la vulgarité. Je dois l'avouer, j'aimais beaucoup ses petits moments d'humiliation publique. Maîtresse le savait fort bien et ne se gênait pas. Nous continuâmes notre route.

Bien sûr, c'était moi qui portais les achats de Maîtresse. Je restais à 2 mètres d'elle. Nous passâmes devant le traiteur Pou que Maitresse adore.

Elle m’en avait déjà parlé une fois.

Naturellement, nous entrâmes. Il y avait plusieurs comptoirs remplis de magnifiques plats préparés avec grand soin qui donnaient envie, charcuteries de qualité, des plats cuisinés maison, des desserts magnifiques. Où que vous posez vos yeux, c’est déjà un plaisir. J’en avais l’eau à la bouche…

"Hum, je vais me régaler ce soir " me dit Maitresse.

Tout en me faisant un magnifique sourire ironique.

" Ah oui, j'oubliais, toi tu es à la diète, quel dommage !!!! "

Quelle chipie, me dis-je dans ma tête. Elle commanda du poisson en sauce. Le serveur lui demanda :

"Combien de parts, Madame ?"

Et à voix haute :

"Une seule, uniquement pour moi, lui c’est juste mon porte monnaie et mon porteur."

Maîtresse disait cela le plus naturellement mais sachant très bien qu'elle m'humiliait. Une fois servie, Maitresse demanda une gougère et une part de gâteau au chocolat et elle me dit :

"Tiens, sam, vas régler à la caisse."

Je n'avais pas le droit de manger et en plus c'était moi qui payais.....

 

" Hum…." en me faisant un grand sourire ironique…

 

Maîtresse a fait sa chipie en m'emmenant chez ce traiteur. Je n’avais pas mangé depuis plus de 40h, et il me restait 3 jours à tenir, j’avais l’eau à la bouche. Et pour la première fois, je sentis mon ventre gargouillé…. En sortant, Maitresse me dit :

"Merci sam, grâce à toi, pendant que tu seras au cachot, moi, je vais prendre plaisir à déguster ces bons plats."

Quelle chipie adorable!

Nous rentrâmes, Maîtresse, n'ayant plus besoin de son chien me reconduisit directement dans le cachot. Je me déshabillais pour me retrouver dans ma tenue de prisonnier, tout nu. Je ne savais pas l'heure qu'il était, sans doute 17h.

"Il est possible que je te sorte plus tard pour la balade de Becky , peut-être, peut-être pas. "

Toujours dit sur un ton ironique.

Maîtresse me laissa seul. Je commençais à en prendre l'habitude.

Plus le temps passait, plus je pensais que Maîtresse ne me sortirait pas et cette sensation s'avéra juste. Le temps devenait très long, si seulement j'avais pu savoir l'heure.

Malheureusement je n'en avais aucune idée. De temps en temps, je me levais pour faire pipi dans la bouteille prévue à cet effet. La nuit avait commencé car je ne voyais plus le filet de lumière. Je récitais de nouveau les punitions pour tuer le temps. Je ne souffrais pas de la faim, seulement de ne pas savoir l'heure. Était-il 2h ou 3h? Je n'en savais rien. Cette nuit du mardi au mercredi fut plus difficile à supporter.

Je me réveillais souvent. Je commençais à me demander si j'allais pouvoir tenir  jusqu'au dimanche. Une énième fois, je me réveillais. J'aperçus le filet du jour.

Je me dis que Maîtresse ne devrait pas tarder à venir me chercher pour la promenade de Becky mais le temps passait et toujours pas de Maîtresse. Je commençais à cogiter dans ma tête.

Et s‘il lui arrivait quelque chose qui l'empêcherait de venir me voir. Je m'efforçais de rester calme en reprenant mes punitions. Il devait être 11h quand la porte de la cave s'ouvrit enfin. Ouf, me dis-je, tout en me dépêchant de me servir de la bombe à muguet et de me mettre à genoux, mains sur la tête. J'entendis, tout près, la voix de Maîtresse.

 "Hum, que c'est agréable, cette odeur de muguet " dit sur un ton joyeux. Elle ouvrit la porte et me découvrit dans la position qu'elle souhaitait  lorsqu'elle ouvrait le cachot.

"Bonjour sac à merde, le temps a dû te paraître bien long depuis hier 17h15 jusqu'à maintenant, 10h45"

"Oui, Maîtresse "

"Hier soir, j'étais trop fatiguée pour sortir mes chiens, c'est un autre chien comme toi qui est venu pour la promenade de Becky, lui c'est pratique il y va seul."

D'un coup, je dis ceci à Maîtresse :

"Maîtresse est-il possible que vous me rendiez la liberté vendredi soir au lieu de dimanche soir? "

"Tu plaisantes, je suppose "

"Non, Maîtresse "

"Il n'en est pas question, j'ai réservé mon week-end uniquement pour toi, j'ai annulé ce que j’avais prévu pour toi."

Il était inutile d'insister car cela aurait mis en colère Maîtresse.

"Je suis descendue avec ton portable, je vais aller faire une course, je reviendrai dans 15 minutes, profites-en pour vérifier tes messages, je le reprendrai en revenant."

"Oui, Maîtresse, merci."

Elle me laissa et je consultais ma messagerie. J'en profitais pour répondre à quelques textos.

Environ 30 minutes après, Maîtresse était de retour. Toujours un coup de bombe muguet et à genoux, mains sur la tête pour l'accueillir. Elle avait un sac où il y avait ses chaussures de sport.

"J'ai pensé que tu aimerais sentir mes pieds avec leur transpiration du sport que j'ai fait ce matin, n'est-ce pas une bonne idée? "

"Excellente, Maîtresse. "

Elle se saisit du ruban de scotch gris très large et me colla une chaussure sur mon visage.

"Parfait, maintenant debout que je t'attache au mur "

Maîtresse m'attacha en croix à l'aide des crochets et cordes posés sur le mur.

" Voilà, comme cela tu ne pourras pas enlever ma chaussure et tu vas pouvoir profiter de leur bonne odeur pendant un certain temps."

Maîtresse s'aperçut de ma grimace à l'annonce de ce qu'elle venait de me dire.

"T'as un problème, sam? "

"Non, Maîtresse."

"Très bien, je vais aller me restaurer et ensuite je ferai une petite sieste, puis, nous irons faire des courses "

"Merci, Maîtresse "

Elle me laissa ainsi. C'était déjà pénible de rester dans le noir en étant libre de mes gestes mais en plus attaché de la sorte.

J'étais cependant heureux de respirer les odeurs de ses pieds. Pendant un temps que je ne saurais définir, je n’ai pas trop souffert des liens qui entravaient mes poignets mais par la suite, cela devenait extrêmement pénible. Pour m'aider à supporter et à tuer le temps, je récitais de nouveau les punitions. Je me disais pourvu que Maîtresse descende bientôt. Mais cela dura une éternité, sans repère, les minutes sont des heures.

J’entendis enfin les pas dans l’escalier, Maitresse approchait, enfin je l’espèrais.

« Ca pue le vieux chien ici !!! »

Cela commençait fort.

"Ah oui, suis-je bête, dans cette position, tu ne pouvais pas m'accueillir avec l'odeur du muguet "

J'avais les mains complètement engourdies. Maîtresse m'enleva sa chaussure et quelques secondes après, je reçus une belle gifle.

"Voilà, cela t'apprendra à ne pas dire merci à ta Maîtresse."

"Merci, Maîtresse, pour ce beau cadeau que vous m'avez fait avec votre chaussure de sport, sur mon visage "

Une fois détaché :

« Allonge toi sur le sol, tu dois avoir soif. »

J'aimais ce moment, j'allais de nouveau voir ses belles fesses et sa croupe au dessus de mon visage. Elle me plaça l'entonnoir dans ma bouche afin de ne pas perdre une goutte et surtout pour m'empêcher de passer ma langue sur son intimité.

Maîtresse avait mangé des asperges qui donnaient beaucoup de goût à sa pisse. J'en sentais aussi l'odeur fortement.

Une fois ce bon repas terminé :

 

"Enfile ton coupe-pluie pour monter te laver."

J'allais de nouveau me rendre utile pour Maîtresse en l'accompagnant faire des courses. Ma toilette faite, nous nous retrouvions rapidement dehors. Il faisait beau. Je suivais Maîtresse à 2 mètres. Je n'étais pas gêné car j'étais habillé normalement.

Nous nous sommes dirigés vers Levallois. Nous sommes entrés dans une boutique de déco. Je n'entendis pas les vendeurs nous dire bonjour. Maîtresse me reprocha de ne pas avoir répondu à leur bonjour et m'infligea une petite gifle. Confus et surpris de cette audace de sa part, je lui demandais tout bas :

"Vous croyez qu'ils vous ont vu me gifler? "

"Et alors, c'est un problème ? "

"Non Maîtresse "

Il y avait un tas de belles choses dans cette boutique. Comme toutes les femmes, Maîtresse mit un bon moment à se décider. Finalement, elle choisit un bouddha de couleur rouge. Elle me dit :

"Il ira très bien dans mon salon "

Nous nous approchâmes du comptoir. Je me demandais ce que Maîtresse allait encore pouvoir inventer pour me mettre dans l'embarras. Elle tendit le bouddha au vendeur qui l'enveloppa dans un papier puis lui présenta la note :

"Ah non, pas pour moi, sam est là pour cela, il faut bien qu'il serve à quelque chose."

Et voilà, Maîtresse avait encore trouvé le moyen de m'humilier publiquement.

Elle le disait sans aucune vulgarité avec sa petite voix douce comme si de rien n'était. De nouveau, tout en réglant la facture en fuyant le regard du vendeur, celui-ci put découvrir mes ongles vernis. Maîtresse avait encore réussi son coup de petite chipie. En sortant de la boutique, nous nous échangeâmes de nouveau un petit sourire complice. Maîtresse me surprenait toujours. Nous continuâmes notre chemin et entrâmes dans une boutique de vêtements. Après un long moment, Maîtresse se décida pour un ensemble noir, mais la boutique étant en solde avant renouvellement, il n'y avait plus la taille de Maîtresse. Dans ce magasin, je passais tranquille sans humiliation.

Vers 17h, tout près de chez elle, nous passâmes devant un institut de beauté que Maîtresse connaissait bien. Elle s'arrêta et me demanda gentiment :

"J’ai envie d’un massage des pieds, sam ?"

"Bien sûr, Maîtresse"

 

Nous entrâmes dans le salon et une esthéticienne nous accueillit.

"Vous voulez 2 massages ensemble? "

"Non uniquement pour moi, un massage des pieds, mais je ne veux pas que ce chien reste dehors, peut-il m'accompagner? "

La jolie petite Japonaise tout en faisant un sourire complice à Maîtresse, répondit :

"Oui, bien sûr, pas de problème. "

Et toujours l'humiliation dont Maîtresse ne se privait pas.

L'esthéticienne nous fit entrer dans un petit salon de massage. Elle nous laissa, seuls, un petit moment avant de revenir. Cela laissa le temps à Maîtresse de me dire :

"Enlève ta veste et mains dans le dos"

J'obtempérais  comme toujours et je fus stupéfait de la suite

« Mains dans le dos », Maitresse sortir ses menottes et me menotta les poignets puis elle me remit ma veste et me fit asseoir sur un petit siège.  La masseuse revint sans imaginer la position dans laquelle je me trouvais. Naturellement, je ne bougeais pas, de peur de faire tomber ma veste. Le massage commença.

De temps en temps, Maîtresse m'adressa un petit sourire. Pendant 1h, je restais ainsi, regardant ma jolie Maîtresse se faire masser les pieds et les jambes. A la fin du massage, l'esthéticienne nous laissa, le temps que Maîtresse se rechausse et me libère.

Devant, le comptoir, lorsque je réglais le massage de Maîtresse, elle me dit :

"Tes mains, sam "

Je dus mettre en évidence mes ongles vernis une nouvelle fois et là une énorme surprise m'attendait. En tendant le chèque à la masseuse, celle ci me prit doucement la main et dit :

"C'est très joli ces ongles "

 Maîtresse et elle se firent un grand sourire.

Une fois le massage réglé :

"Merci, sam " et disant à la jeune femme :

"J'aime bien le sortir, il est utile."

 Quelle chipie, pensais-je!!!

 Une fois dehors :

 "Bon il est temps d'aller coucher mon chien."

Il n'était que 18h. J'avais pris un bon bol d'air et j'étais heureux de l'après-midi passée avec Maîtresse. Elle me reconduisit dans " ma chambre noire".

"Cela fait 3 jours de diète, comment te sens tu? "

"Cela va, Maîtresse, je ne pense pas à manger "

"Tant mieux."

"Ce soir, je sors, je ne viendrai donc pas te voir, ta soirée et ta nuit vont être longues."

"Oui, je sais, Maîtresse."

"Tu auras droit de faire la promenade de Becky demain matin car mon autre chien n'est pas disponible à 7h "

"Merci, Maîtresse."

Elle me laissa, reprenant toutes mes affaires et me confisquant de nouveau mon portable. J'allais devoir rester enfermer dans le noir au moins 13h de suite. 

Cette 3ème nuit fut longue, très longue car je n'ai pratiquement pas dormi. Je me dis que je n'allais pas pouvoir tenir jusqu'au dimanche soir. Plusieurs fois, je me levais pour faire pipi dans la bouteille en plastique.

 

Heureusement que j'avais tout de même une couverture car dans ce cachot, même en Août, les nuits sont fraiches. J'étais très agité, je me retournais dans tous les sens. J'avais peur que Maîtresse me laisse sans nouvelle toute la matinée, mais elle respecta ce qu'elle m'avait dit et à 7h, j’entendis des pas dans l’escalier. En entendant la porte de la cave, bien que je ne sois pas en forme du tout, j'aspergeais le cachot de muguet et me mis de suite à genoux, mains sur la tête.

A ce moment précis, je ne me doutais pas encore de ce qu'il allait arriver quelques heures plus tard. Maîtresse me demanda :

"As-tu bien dormi, sam ? "

"Non, Maîtresse, je n'ai pas dormi de la nuit"

"Tu n'es pas de très bonne humeur, ce matin. "

Je ne répondis pas à Maîtresse.

"Enfile ton coupe-pluie, Becky nous attend"

Effectivement, je n'étais pas de bonne humeur, sans doute à cause de la très mauvaise nuit passée.

Quoiqu'il en soit, nous partîmes pour la promenade matinale de Becky et de la mienne par la même occasion. Et le 1er incident arriva.

Alors que Maîtresse me fit signe de prendre le chemin des orties, je lui dis

«Non, Maîtresse, pas ce matin »

"Comment cela, sac à merde, j’ai mal compris ??? "

Je refusais catégoriquement d'un ton pas très aimable, indigne du chien que j'étais aux yeux de Maîtresse.

"Tu pourrais me parler autrement grosse merde. Si quelque chose ne va pas et que tu souhaites arrêter le jeu, tu as un mot à dire, un seul, sinon tu restes à ta place de chien, et je te traite comme bon me semble."

« Non Maitresse. »

 

Tout d'un coup, je n'étais plus réceptif. Maîtresse n'était pas contente, je l'avais déçu. En arrivant au cachot, alors que je me baissais, Maîtresse me gifla pour la mauvaise conduite que je venais d'avoir et là ce fut le 2ème incident. Je n'étais plus réceptif et je lui dis en colère :

"Arrêtez maîtresse, j'en ai marre "

Pour toute réponse, Maîtresse partit furieuse en claquant la porte du cachot, la ferma à clef et dit :

"Je te laisse te calmer sale chien."

Elle revint 1h après et sans ouvrir la porte dit :

"Tu es calmé, sam?"

"Oui, Maîtresse "

"Très bien, je te laisse, je vais aller à la salle de sport et je reviendrai te voir dans 2h."

Maîtresse s'en alla. Dans sa colère, après ma rébellion, elle avait oublié de me reprendre mon portable. Cela s'avéra une grosse erreur car si j'étais calmé, il se passait beaucoup de choses dans ma tête. Je n'allais pas pouvoir continuer ma semaine et après une longue hésitation, je lui envoyais ce message :

"Maîtresse, je veux partir de suite."

Sans réponse, je lui refis ce message quelque temps après. A 10h30, la porte de la cave s'ouvrit. Je n'aspergeais pas le cachot de muguet et je ne me mis pas à genoux sachant très bien que Maîtresse serait furieuse contre moi. Elle ouvrit la porte :

"Tu te fous de moi, tu as insisté pour rester une semaine me disant « Maîtresse je veux être à votre service toute une semaine » que tu t'étais préparé à cela, me demandant d'être à la hauteur, de ne rien laisser passer et là au bout de 4 jours, tu veux t'en aller ??? D’être dure, intransigeante… Je ne peux pas croire que tu me demandes d’arrêter sans une vraie bonne raison."

 

Je ne savais quoi répondre car Maîtresse avait parfaitement raison d’être en colère. Elle avait sacrifié son week-end pour moi et je la décevais.

"Très bien, je te libère, mais si tu pars, je ne veux plus te revoir. C’est toi qui vois."

Elle me jeta toutes mes affaires et me mit dehors sans ménagement.

J'étais confus et je ne savais pas quoi dire à Maîtresse. Je me sentais mal et soulagé à la fois. Je ne sais comment l’expliquer. Je savais que Maitresse était furieuse contre moi et cela me rendait triste. Elle avait raison de l’être car Elle avait été parfaite mais peut-être en avais-je trop demandé ?...

 

Je retrouvais la liberté et je repartis à la campagne. J'allais retrouver mon jardin et profiter du soleil.

Je me disais que j’avais gâché notre relation basée sur la confiance et le respect de nos jeux.  

Pendant toute une semaine, je ne lui fis pas de texto.

Je pensais qu'au fil du temps, je l'oublierai.

Mais voilà, lorsque vous y entrez dans l’univers de Maîtresse Angie, il est pratiquement impossible d'en sortir. Seule, elle, peut vous chasser, et 10 jours après notre dispute, je lui envoyais ceci :

"Pardon, Maîtresse, du comportement que j'ai eu à votre égard, que puis-je faire pour me faire pardonner? "

Je ne reçus pas de réponse. C'en était fini, Maîtresse avait choisi probablement de me chasser définitivement.

Je lui fis plusieurs texto en vain. Pendant 5 ans, nous avions échangé des milliers de textos et là plus rien.

Ses ordres à distance me manquaient. Je voulais la revoir et lui prouver que je serai à la hauteur la prochaine fois.

Les jours passèrent, je continuais à lui envoyer des textos de pardon sans aucune réponse de sa part. Au bout d'un moment, je me suis dis que c'était vraiment la fin de notre belle relation de complicité.

 

Maitresse était unique pour moi mais je savais que j’étais un chien parmi d’autres pour Maitresse.

Je savais que Maitresse était dure et qu’Elle n’avait aucune envie de s’enquiquiner avec un chien qui l’ennuyait et ne respectait pas les règles.

Toutefois, un matin de septembre, je reçus ce message :

"Qu’es tu prêt à faire pour avoir la chance de revenir à mes pieds ? Va falloir être très convaincant."

 

Ouf, Maîtresse, me répondait enfin. Je lui fis de suite ce message

"Merci Maîtresse, votre message m'indique que vous ne me chassez pas et qu'une porte reste entr'ouverte. »

"Tu vas devoir m'offrir un beau cadeau pour espérer mon pardon mais cela ne suffira pas. Tu vas être mis au cachot puis ensuite tu recevras une très grosse correction"

"Je ferai ce que bon vous semble, Maîtresse, trop heureux de vous retrouver. Je peux me libérer 2 jours les 20 et 21 Octobre"

"Très bien, sam, mais attends toi à être sévèrement puni. "

"Oui, maîtresse, je le sais très bien car vous ne pouvez pas tolérer l'attitude que j'ai eu envers vous et faire comme si rien ne s'était passé.»

"Exactement. "

Il me restait 3 semaines à patienter. Le 18 Octobre, je reçus ce message

"Mon chien, sam, viendra chercher la punition qu'il mérite, lundi 20 octobre à 11h et repartira le mercredi 22 Octobre à 11h. Qu'il n'oublie pas mon cadeau."

Peu de temps après :

"Oui, Maîtresse, à 11h dans votre hall. "

Le dimanche soir, je m'épilais de partout et je préparais mes affaires pour être prêt à partir de bonne heure pour éviter la circulation parisienne. Je partis à 6h30 de la campagne et je suis arrivé dans le parking de la porte de Champerret à 9h. J'avais 2 h d’avance. En ouvrant le coffre de ma voiture, je m'aperçus que j'avais oublié de prendre le cadeau de Maîtresse. J'étais furieux contre moi même.

J'envoyais ce message à Maîtresse :

"Bonjour, Maîtresse, je suis bien arrivé mais je dois vous dire que j'ai oublié votre cadeau sur ma table de cuisine. "

Aussitôt après :

" Mais quel idiot, tu n'as plus qu'à retourner le chercher car il n'est pas question que je te reçoive sans, tant pis pour toi, retourne le chercher. "

 

Suite