Dernière rencontre

 

Nous voila au 21ème jour de confinement, ma vie de soumis m'amène à chercher de la lecture de la vie d’autres soumis, peut-être plus vertueux que moi, des modèles à suivre, une compréhension de ce que je suis.

 

Et puis, je me souviens que vous ne m'avez pas demandé de vous parler de notre dernière séance d'éducation, alors vu que l'on va devoir attendre encore.......très longtemps, je prends le temps pour revivre cette entrevue, au lieu de lire je vais l'écrire et je sais que vous aimez quand je mets des mots sur ma recherche déviante.

 

Je retrouve Maîtresse Angie seule cette fois-ci, 1 mois après avoir vécu un moment plus qu'intense avec mes 2 Maîtresses. J'avais subi la sublime badine qui pendant plus d'une semaine me rappelait chaque matin ma vraie place, celle de la dévotion à mes Maîtresses, je me souviens aussi de ma première humiliation publique au restaurant, je me surprends encore à avoir honte de plaisir. Souvenez vous mes Maitresses avaient faim et nous sommes partis en quète d’un restaurant. J'essayais de me faire entendre, quelle gourde je m’étais imaginé un moment d’échange convivial…mais Maitresse Angie ne l’entendait pas ainsi et vous avez su comme toujours me remettre  à ma place, me prévenant que votre dédain et votre silence serait la seule réponse à mes questions. Nous rentrons dans un restaurant, peu de monde et vous annoncez clairement la situation au serveur 2 tables éloignées une pour 2 une pour 1! Je vois le regard d'une cliente interloquée, je trouve votre jeu si plaisant et si inconvenant j'ai l'honneur d'être totalement aliéné et inutile face au regard de cette dame et j'en suis si fière. Quel plaisir divin d’avoir été là pour vous accompagner sans participer si ce n’est vous servir de porte monnaie.

 

Depuis ce dernier rendez vous, Chipie a gardé un oeil toujours vicieux et lubrique sur mes vulgaires pulsions. D'autant plus que nous avons vécu une période de turbulences intenses avec mon amoureuse. Mademoiselle a su par ses mots, ses ordres mais aussi sa délicatesse me ramener à la passion que j'ai pour mon amoureuse et  Maîtresse joSéphine. Il y a encore du chemin pour que je sois un vrai soumis qui accepte sa place d'amoureux transi aux pieds de sa déesse sans attendre l'humiliation, la douleur qui ne viendra que quand elles le décideront.

 

Sacher Masoch : j'ai enfin lu son best seller, a réussi à transformer Wanda jusqu'à ce qu'elle le dépasse, et bien moi je ressens depuis que vous avez pris en main mon éducation des choses très puissantes en moi, je découvre tant de manquements pour être respecté de mes Maîtresses.

 

Le jour de notre rendez-vous arrive. Je sais que je serais votre dernière chose à redresser et que j'aurais l'honneur de nettoyer votre antre. A mon arrivée, Vous me faites entendre qu'il y aura une surprise…. imaginer dans ma petite tête de salope, une surprise!, une bite à sucer, une sortie en boite bdsm, une nuit attaché au pied de Votre lit, ou simplement le droit de Vous faire à dîner et de Vous servir ou encore un supplice que je ne peux imaginer car Vous êtes trop joueuse.

 

Il pleut dehors en ce jour, pas une petite bruine non une pluie battante comme les coups de badines qui vous rentrent dans la chair pour vous laisser transi.

 

Dès que je passe la porte, Chipie sait me mettre en condition en m'envoyant ce petit mot si piquant que l'on veut se jeter à ses pieds pour lui baiser les orteils. "Tu es mouillé tel un chien puant !!!, et bien mets toi nu"

 

Me retrouver nu, et me jeter à quatre pattes devant Elle, et je comprends le sens de la grandeur de Chipie, même quand j'écris ses vulgaires mots ma nouille se dresse pour qu'Elle soit fière de sa putain.

 

Sentir sa queue s'abandonner, et s'entendre dire que vraiment la mouille qui en sort me fait ressembler à une petite fille vicieuse, et devoir la lécher pour ne pas salir est je crois ce qui m'amènera au nirvana du supplice. Je voudrais hurler que je La remercie de me faire sentir chienne, d'être utile à ses sarcasmes. Et de se rappeler que nous les hommes nous n'avions que l'offrande pour vivre le plaisir ….

 

Mais pas le temps de m'abandonner au plaisir de la volupté, je me retrouve comme la dernière fois les mains en l'air harnaché et je sais que je vais souffrir, car j'ai depuis 1 mois été le plus odieux des amants.

 

Comme je le méritais, Vous avez simplement fouetté durement mon cul de salope. Je dis simplement mais c'est avec précision et en exigeant d'être présentable et honteuse que j'étais… je me tortillais et Vous étiez alors plus cinglante. A chaque coups, mes « 30 Merci Maîtresse » sonnait à mes lèvres comme 30 déclarations d'amour.

 

C'est alors que Vous me glissez qu'il ne faudrait pas que ce petit cul soit trop marqué pour le moment car Vous aurez d'autres moment pour jouer avec Votre....scorpion, et Vous Vous postez face à moi souriante, rieuse, joyeuse et je sais que la danse de Vos doigts sur la piste de mes seins vont être les héros de ma souffrance comme dans "on achève bien les chevaux"

 

Vous savez être douce, et Vous aimez me savoir Votre sujet d'éducation pour devenir l'amant désiré de mon amoureuse, Vous m'invitez à me mettre à quatre pattes pour devenir votre reposoir car Votre semaine a été éreintante. Nous, les soumis nous sommes si vils. Vous me parlez de ce que nous avons vécu et comme un pic enfoncé dans mon être vous demandez si j'ai trahi, tout d'abord je réponds que oui en allant une fois au Théâtre Chochotte, ce lieu si exquis de spectacle érotique que je Vous conseille, Vous riez…mais Vous insistez et me demandez si je suis allé voir une Dominatrice. Me voila désarmé, nu, tremblant, minable oui je suis allé voir une autre.

 

Il y a dans mon éducation Votre art, Votre force de discerner l'erreur de la faute et de savoir la punir à sa juste valeur.

Suite à cette discussion, Vous me donnez les instructions jusqu'à votre prochain retour (coronavirus existait pas encore vraiment et déjà à cet instant on attend de pouvoir faire le point....jusqu'à quand devrons nous attendre?), et à la fin Vous me rassurez en me disant que si j'ai besoin de quelque chose de transgressif….elle était la, jusqu'à ce que vous murmuriez l'interdit, et j'ai senti pour la première fois ce que je ne pourrais jamais dépassé.

 

Je pourrais continuer, vous parler du ménage et du bonheur d'astiquer les sols, du rangement et de la joie d'être larbin au yeux de Votre lubricité, du moment où Vous m'avez chevauché les yeux bandés et où j'ai cru que Vous aviez invité un de Vos sujets, de Votre champagne abondant en me parlant du thé, de mes tétons affublés de leurs pinces pour me rappeler que je Vous vénère quand j'ai ma chemise, de Vos pieds que j'ai pu embrasser frénétiquement, des coups sur mon cul qui m’ont fait me trémousser avec la honte de ne pas savoir me tenir droit et digne…  A chaque fois Mademoiselle a entre ses mains un jouet qu'Elle sait pousser au plus de sa joie de jouer.

 

Et pour finir elle m'autorise à m'épancher sans en laisser traîner une goutte, comme le nectar coulant du vase. 

 

J'entends certains me demander et la surprise? et bien je crois qu'elle est là, c'est me laisser mariner dans mes petits fantasmes pour être totalement à la merci de sa gloire. La prochaine fois elle ne m'avertira pas et .....

 

jouet bertrand